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ACCUEIL arrow ACTUALITÉ arrow ARCHIVES 2003 arrow ENTREVUE> Didier Christophe : "Je vise le DEPF en avril prochain"

ENTREVUE> Didier Christophe : "Je vise le DEPF en avril prochain" Version imprimable
Ecrit par Claude CHEVALLY pour France Football   
06-11-2003
A quarante-six ans, Didier CHRISTOPHE, ancien milieu de terrain international de Monaco, Lille, Toulouse et Rennes s'est remis aux études. Avec l'ambition de décrocher le gros lot !
 
Depuis Août, on vous voit officier à Gerland comme consultant de la Radio Lyon Sport. Une nouvelle vocation ?
Pas spécialement. C'est déjà une bonne façon de maintenir ces neurones en activité. et ça ne peut qu'aiguiser le sens de l'analyse et de l'observation. En fait, j'ai saisi une opportunité, dans la mesure où je connais bien Richard Benedetti, le journaliste qui assure les retransmissions des matches de l'OL en direct. Et Lyon Sport m'a aussi tendu une perche que j'ai saisie avec plaisir.
 
Vos impressions de radio reporter ?
Je n'éprouve pas de difficultés particulières, au sens où le football est un milieu que je fréquente depuis l'âge de quinze ans. De plus, j'ai toujours eu le souci de regarder alentour, depuis que, à l'INF Vichy, des gens comme Pibarot ou Banide, mes maîtres, m'ont appris à le faire. C’est ainsi que, lorsque j’étais joueur, j’étais déjà à l’écoute des statistiques et tout à fait capable de dire, par exemple, l’ordre de grandeur des ballons qu’on avait gagnés ou perdus.
 
Avant de mettre le casque sur vos oreilles en début de saison, quel a été votre parcours depuis que vous avez raccroché les crampons en tant que joueur ?
J'ai fini ma carrière de joueur en 1992, en tant qu'entraîneur-joueur à Roussillon, dans l'Isère, pas très loin des Roches-de-Condrieu d'où je suis originaire. Après quoi, j'ai été responsable des jeunes (des débitants aux 15 ans), à Bourgoin-Jallieu, puis j'ai passé un an au centre de préformation de Lens, avant de revenir m'occuper de l'équipe de DH de Bourgoin, puis de partir six mois aux Emirats arabes unis pour m'occuper de formation à AI-Aïn. Jusqu'à ce que je m'aperçoive de mon "incompétence" par rapport aux "compétences" de mes interlocuteurs... Je suis alors rentré en France pour reprendre ma quête de diplômes. C'est ainsi que, ayant déjà le BE 1 depuis 1990, le DEF, le BE 2, j'ai obtenu mon certificat de formateur en mars 2002. Et, aujourd'hui, il ne me reste donc plus qu'à décrocher, en avril prochain, le DEPF, pour lequel je vais devoir me rendre, d'ici là, sept fois trois jours à Clairefontaine, tout en bûchant dur chez moi à Autrans pour rédiger mon mémoire et pour être capable de répondre, le jour venu, à un maximum de situations, Reprendre des études à l'âge de quarante-six ans, ce n'est pas toujours facile, mais le sujet me passionne tellement !
 
Ce mémoire, vous le consacrez au séjour d'un mois que vous avez effectué, en février dernier, à Boca Juniors. Pourquoi ce club argentin ?
A Reims, j'ai eu Carlos Bianchi comme entraineur. Et nos relations étaient déjà autre chose que de simples relations entraîneur-joueur. J'ai donc pensé que ce serait une bonne chose d'aller passer un mois à Boca Juniors, un club où peu d'entraîneurs français sont allés. Inutile de vous dire que je n'ai pas regretté ce choix ! Je ne vais bien sûr pas vous révéler ce que je dis dans le mémoire que je présenterai à la DTN, mais je peux vous garantir, en revanche, que j'en ai fait, des découvertes! Je peux même dire que j’ai eu le sentiment de vivre sur une autre planète. Carlos m'avait averti que Boca Juniors, c'est le PSG, L'OM et l'OL réunis au niveau de la pression. En guise de quoi, c'est ça, mais à la puissance 1000, tant tout tourne autour du football là-bas. J'ai pu vérifier au passage que mieux vaut se perdre dans sa passion que perdre sa passion !
 
Quelles sont aujourd'hui vos aspirations professionnelles ?
J'aurais pu rester cinq ans aux Emirats pour assurer mes arrières au niveau financier. Mais je suis plutôt du genre à vivre au jour le jour, sans tirer de plans sur la comète. Et j'ai surtout repris les études pour savoir si ce que je faisais était conforme. Aujourd'hui, j'aspire du coup à entraîner le plus haut possible, en liaison avec le diplôme que je recherche. Lors de la dernière intersaison, j'ai eu quelques contacts, mais qui ne se sont pas concrétisés sous prétexte que l'on me trouvait trop rigoureux, trop exigeant. J’espère, bien sûr, que ce n’est pas un handicap d'être rigoureux et exigeant dans ce métier !
 
Quel regard portez-vous sur le football actuel ?
Par rapport à ce qu'il était lorsque je jouais, il a déjà passablement évolué au niveau économique même si, aujourd'hui, on assiste à une certaine récession. Ensuite, au niveau du jeu, les règles ont évolué, le jeu va plus vite, il y a plus de moyens physiques et scientifiques. En revanche, je pense qu'il y a moins de genres de joueurs qu'il y a vingt ans. Et aujourd'hui, il me semble que, dans l'ensemble, les joueurs ont moins de qualités techniques.
 
Vos meilleurs souvenirs de joueur professionnel ?
Le plus fort, c'est incontestablement d’être le premier joueur de l'INF Vichy à avoir été international. Et d'avoir été appelé par Hidalgo après avoir joué seulement 12 matches en pro avec Monaco. Il faut se souvenir qu'à l'époque les pionniers de l'INF étaient pris pour des illuminés ! L'autre grande satisfaction de ma carrière de joueur, c'est d'avoir prouvé que je pouvais jouer ailleurs qu'à Monaco. J'estime même avoir accompli mes meilleures saisons à Lille, Rennes ou Reims.
 
Au fait dirigez-vous toujours un centre football-vacances à Autrans ?
Non, j'ai arrêté en 1999, après onze ans.
 
Vous êtes issu d'une famille de basketteurs (un frère champion de France avec l'ASVEL, deux soeurs et deux beaux-frères ayant évolué en N 1). Et voilà que votre fils commence lui aussi à pointer le nez dans le concert du basket national. Avez-vous le sentiment d'avoir été l'exception confirmant la règle familiale ?
J'ai quand même joué au basket jusqu'à l'âge de seize ans. Et je pense que j'étais plus doué pour le basket que pour le football. Du reste, quand j'ai opté pour le football, essentiellement en raison de la création de l'INF Vichy, mon père m'a clairement laissé entendre que j'avais intérêt à réussir dans le foot. Aujourd'hui, c'est moi qui ai un fils qui a choisi le basket. Et je lui souhaite simplement d'arriver à ses fins, alors qu'il est stagiaire pro à Hyères-Toulon. »

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