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ENTREVUE> Sirieix : «Je ne me prends pas pour un autre» Version imprimable
Ecrit par Johan TABAU pour France Football   
20-07-2015
ImageA bientôt 35 ans, Pantxi Sirieix entame sa douzième saison d'affilée en L1 au Toulouse FC. Du haut de son long vécu, il évoque pour FF la difficile saison passée, ses perspectives d'avenir et son rôle au sein du vestiaire des Violets.

«Comment expliquez-vous une telle longévité au sein d’un même club ?
En fait, ce n’est pas vraiment quelque chose qui s’explique. Tout ça s’est fait petit à petit. Quand je signe à Toulouse (NDLR en 2004 en provenance de l’AJ Auxerre), je ne pensais pas y être encore onze ans après... Sans doute nous sommes-nous bien trouvés tous les deux (rires). J’ai toujours eu la chance d’être soutenu ici. Le président a des fois appuyé pour que je reste à des moments où c’était plus difficile pour moi. Tout un tas de choses importantes à mes yeux. Même si je suis né à Bordeaux, je suis originaire du Pays Basque et le Sud me tient à cœur. Le TFC a toujours été un projet intéressant. Depuis le début, j’ai senti que le club pouvait grandir. Et en quelque sorte, j’ai aussi grandi avec lui.
 
Vous semblez être très attaché à ce club. C’est rare de nos jours…
Bien sûr que le business prend souvent le dessus sur beaucoup de choses aujourd’hui. Après, chacun fait sa carrière et trace sa route. Pour moi, quand tu restes six ou sept ans dans un même club, c’est que ça compte. Quand tu es bien quelque part, il faut savoir prendre du recul. Souvent les joueurs pensent que c’est bien mieux ailleurs mais parfois, il faut être pragmatique et se rendre compte de la chance que l’on a. Pour moi, Toulouse est le club idéal.

Vous êtes aussi un joueur très apprécié des supporters toulousains. Des pétitions ont été faites pour que vous gagniez le Ballon d’eau fraîche des Cahiers du foot ou encore que vous soyez, plus ironiquement, sur la liste du Ballon d’Or. Ça vous fait quoi tout ça ?
Je suis détaché de tout ce qui est réseaux sociaux et compagnie, mais c’est clair que c’est touchant et que ça fait toujours plaisir. Ils me rendent très bien l’amour que j’ai pour ce club parce qu’ils savent que j’ai toujours été là dans les moments difficiles. Quand tu restes onze ans au même endroit, c’est quand même que tu plais un peu et que les gens sont contents que tu sois là non (rires) ? Les supporters s’identifient sûrement à moi parce que je suis quelqu’un de simple et que je ne me prends pas pour un autre. Ils doivent apprécier. Je donne toujours le maximum sur un terrain, je mouille le maillot.

Avez-vous déjà pensé à un départ ?
J’aurais peut-être bien aimé tenter une expérience à l’étranger à un moment donné. Après bien sûr, tout est une question d’opportunités et de timing. Sincèrement, à chaque fois que Toulouse m’a proposé de prolonger, je n’ai pas hésité une seconde.

Même si vous n’êtes pas souvent titularisé (NDLR sept fois la saison dernière), vous avez un rôle crucial dans le vestiaire. Ça consiste en quoi ?
J’essaie d’accompagner les jeunes au maximum. Le TFC, c’est un club formateur. Il n’y a pas de futur dans ce club sans la formation. Quand ils sont dans le groupe pro, j’essaie de les aiguiller et de les accompagner, de leur donner des conseils que j’aurais aimé recevoir plus jeune. Il ne faut pas oublier que tu as beaucoup de pression quand tu débarques en L1. De l’extérieur, mais surtout venant de toi-même, car tu veux coûte que coûte faire une belle carrière. Je leur fais comprendre que parfois, il faut prendre du recul, profiter et prendre du plaisir. Je veux arriver à leur faire comprendre que si tu travailles, que tu écoutes et que tu bosses, il n’y a aucune raison que tu n’y arrives pas.
 
Comment avez-vous vécu le départ d’Alain Casanova la saison passée ?
C’est la première fois de ma carrière que j’avais un licenciement en cours de saison. C’est encore plus bizarre quand tu penses que c’est arrivé avec Casa. Quand je suis arrivé en 2004, il était déjà adjoint de Mombaerts puis de Baup. J’ai donc bossé onze ans avec lui. Quatre en tant qu’adjoint et sept en tant que coach. Entre nous deux, ça n’a pas toujours été un long fleuve tranquille mais bon, c’est normal quand tu passes autant de temps ensemble. J’ai toujours eu beaucoup de respect pour lui. C’est un gros travailleur qui fait bien son boulot. Ça m’a beaucoup touché de se séparer comme ça. Il a fait preuve d’énormément d’humilité quand il l’a su. Il est venu le lundi dans le vestiaire nous l’annoncer, c’était pfff… poignant et très touchant. C’a dû être très dur pour une personne si fidèle que lui. La semaine de son départ, j’ai beaucoup cogité, c’était parfois difficile de trouver le sommeil. Mais c’était un changement inéluctable. A fortiori quand la saison se termine et que les résultats tombent. C’est un changement qui a porté ses fruits.
 
Justement, vous avez flirté avec la relégation toute la saison dernière. C’était comment pour vous ?
C’était de loin la saison la plus difficile que j’ai connu au TFC. On a failli descendre il y a sept ou huit ans, mais je n’avais pas le même recul, pas autant de vécu au club. L’année dernière, il y a eu plein de moments où je me suis senti mal. Il fallait se maintenir à tout prix. Les enjeux, vous les connaissez, et ils ne sont pas qu’économiques. Il y a plein de gens qui travaillent au club, dans les bureaux tout ça… Pour les joueurs, le staff, le président, le maintien c’est vital. Plus tu vieillis plus tu prends conscience de ces choses. Il s’agissait d’une saison vraiment éprouvante mentalement.

Il se passe quoi dans la tête ? Y a-t-il eu des moments où vous vous êtes dit que c’était impossible de rattraper le retard ?
Honnêtement, et c’est ce qui a rendu cette saison compliquée, il y a eu au moins trois ou quatre fois où on s’est dit : «C’est mort, cette fois ci, on y va tout droit !» On a ramé toute la saison, et ce dès le début. Notre groupe n’était peut-être pas prêt à ça. Il y a des effectifs qui savent qu’ils vont jouer la relégation. Ils savent très bien qu’ils vont jouer le maintien toute la saison. A Toulouse, on nous reproche souvent de jouer le milieu de tableau et qu’il ne se passe pas grand-chose, mais tu te rends compte que c’est pas mal au final en jouant des saisons comme ça (rires). Tu crois que c’est mieux ailleurs, mais ce n’est pas le cas. Ici, on n’était plus habitués à jouer le maintien et je peux vous dire que quand ça vous arrive, ça fait tout drôle.

Quel rôle avez-vous joué à ce moment-là ?
Malheureusement, j’ai peu joué. En dehors, je remotivais les gars, quand il fallait lever la voix, je l’ai fait. Quand il fallait remettre un gars en confiance, je l’ai fait. J’ai fait tout ce que j’ai pu pour mettre les gars dans les meilleures conditions mais c’était compliqué. C’était pesant.
 
Vous avancez avec quelles perspectives pour la saison à venir au TFC ?
On connaît les erreurs qu’on a commises l’année dernière pour se retrouver dans cette situation-là. On va essayer de ne pas les commettre de nouveau. On attend un peu de voir l’arrivée de recrues pour étoffer l’effectif. A ce moment-là, on pourra voir où on en est. Mais il y a quand même une bonne base. La fin de saison passée nous a ressoudés et donné confiance, il va falloir encore et toujours travailler.
 
Envisagez-vous de vivre un dernier challenge ailleurs ?
Très franchement non. Je pense que je vais finir au club. Après on verra… On a parlé d’une reconversion au club avec le président, je ne sais pas si ce sera à la fin de cette saison ou l’année d’après, on verra… Pour être franc, je n’y pense pas encore. Tant que tu es joueur, tu es embarqué dans le truc et c’est difficile de sortir la tête de l’eau et de prendre du recul. Je m’attelle déjà à être joueur et on parlera de la suite plus tard.»
 
Dernière mise à jour : ( 21-07-2015 )
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