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ENTREVUE> Jean-Luc Sassus : "Je suis agent de joueurs" Version imprimable
Ecrit par Baptiste BLANCHET pour France Football   
17-10-2004
Malgré un diplôme d'ingénieur chimiste, l'ancien latéral droit de Toulouse, Cannes, Paris, Lyon et Saint-Etienne, aujourd'hui âgé de 41 ans, a finalement choisi de rester dans le milieu du football.
 
Jean-Luc SASSUS, vous avez raccroché en juin 1997 et vous vivez désormais dans la région lyonnaise, mais que faites-vous à présent ?
Je suis devenu agent de joueurs. Je travaille avec des clubs comme Ajaccio, Rennes ou Le Mans. Je fonctionne rarement sur la base de contrats d'exclusivité avec les joueurs. Il s'agit le plus souvent d'une collaboration ponctuelle à l'occasion d'un transfert. Je pense que c'est l'avenir du métier. Certains clubs me font confiance et mes affaires commencent à bien tourner.
 
Cette profession n'a pas excellente réputation...
Je le conçois tout à fait. Mais, à mom niveau, j'essaye d'être honnête et d'améliorer l'image des agents. Je me refuse par exemple à piquer les joueurs des autres. Je crois que lorsqu'on s'entoure de gens de valeur, les choses deviennent plus faciles. Je dois aussi avouer que je n'ai pas eu envie de repartir de zéro. Je possède un diplôme d'ingénieur chimiste, mais, pour être opérationnel, il aurait fallu que je retourne à la faculté. Et surtout supporter une hiérarchie, des horaires très lourds avec, en plus, un salaire pas énorme. Devant ces obstacles, j'ai reculé.
 
Quels souvenirs gardez-vous de votre vie de footballeur ?
Ils sont nombreux. Je retiens la montée en D 1 avec Toulouse en 1982, sous la conduite de Daniel Jeandupeux. Je suis ensuite parti à Cannes, où Jean Fernandez a su me faire passer d'attaquant de pointe à arrière latéral. Nous avons été européens, j'ai côtoyé des garçons comme Zidane, Durix ou Luis Fernandez. Je n'oublie pas les années parisiennes, qui restent de grands souvenirs humains et sportifs. La première saison (1992-93), nous avons terminé deuxièmes du Championnat, gagné la Coupe de France, sorti le Real en quarts de finale de la Coupe de l'UEFA. La deuxième, nous avons conquis le titre après 27 matches consécutifs sans défaite. L'ambiance était simple, chaleureuse, presque familiale. Ricardo, Weah, Ginola et les autres étaient des mecs intelligents, disponibles. Nous avons tous "grandi" avec cette équipe. Je revois pas mal d'anciens Parisiens à l'occasion des jubilés ou sur les stades. Avec Daniel Bravo, on s'appelle encore régulièrement. On se connaît depuis le sport-études.
 
L'épisode lyonnais a-t-il également compté ?
Oui, lors de ma première saison là-bas (1994-95), l'OL a terminé deuxième, avec la meilleure défense de l'histoire du club. Il y avait une génération exceptionnelle composée en grande partie d'éléments issus du centre de formation, comme Ngotty, Maurice ou Roy. Avec d'autres, j'ai le sentiment d'avoir participé au redémarrage du club. Lyon est alors devenu plus crédible et a pu faire venir des joueurs renommés. Les sponsors et le public ont suivi. Et, comme il y avait un président intelligent, la croissance été bien gérée.
 
En revanche, votre carrière en équipe de France a été plutôt éphémère.
Je ne compte effectivement qu'une sélection chez les A. C'était face à l'Autriche (NDLR : le 14 octobre 1992, au Parc des Princes). Nous l'avions emporté 2-0. Je pensais avoir gagné ma place, et Gérard Houllier, qui était alors sélectionneur, voulait me faire jouer le match suivant. Mais je me suis blessé au talon d'Achille. En 1993, je devais effectuer mon retour contre la Suède, mais, là encore, une douleur au mollet m'en a empêché. J'ai donc raté le bon wagon, ce qui me laisse forcément de petits regrets. De toute façon, j'ai été appelé trop tard en équipe de France. Mais, quand je regarde ma carrière dans son ensemble, je dois dire que j'ai vécu beaucoup de choses formidables.
 
Vous qui avez fait partie des premiers latéraux très offensifs, comment jugez-vous l'évolution du poste ?
Je crois qu'Eric Di Meco et moi avons été des précurseurs dans la mesure où nous avons débuté en pros au poste d'attaquant, avant de reculer. C'était un pari audacieux qui a fonctionné. Cela a contribué à élargir le registre des latéraux en les rendant plus offensifs. Cela permettait d'utiliser pleinement notre vitesse de course. Aujourd'hui, on retrouve des joueurs qui ont un profil similaire, mais qui sont encore meilleurs techniquement. Je pense à Willy Sagnol, que j'aime beaucoup. J'apprécie aussi Bernard Mendy. Il possède un potentiel énorme ! Sans oublier Lilian Thuram, un grand monsieur qui a forcément marqué le poste."

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